mardi, 20 octobre 2009

Oueslati : Ca sent Laroussi


Le président de l’université de Toulon, Laroussi Oueslati, suspendu lundi par le ministre de l’Enseignement supérieur pour « entrave » à l’enquête sur des dysfonctionnements dans le cadre d’un trafic présumé de diplômes, s’est dit victime d’un « procès d’inquisition ».

Il a qualifié les conclusions du rapport complémentaire d’« injustes » et « orientées »: « c’est un procès d’inquisition ! », a-t-il jugé, estimant que les inspecteurs étaient « instrumentalisés ».

« Je dénonce ce complot contre moi et mes vice-présidents. On veut atteindre un président d’université qui n’est pas de la même couleur politique que Mme la ministre », a-t-il relevé.

Selon le ministère, le rapport « fait apparaître que le président et son équipe de direction ont entravé l’enquête administrative, avec des mises à l’écart, pressions, intimidations et menaces de représailles à l’encontre d’enseignants-chercheurs et de personnels de l’université et une saisine de documents qui peut laisser supposer une tentative de destruction de preuves ».

En conséquence, M. Oueslati ainsi que Pierre Sanz de Alba, vice-président du conseil d’administration, et Yves Lucas, vice-président du conseil des études et de la vie universitaire, ont été « suspendus de leurs fonctions électives » pour six mois.

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