mardi, 22 juillet 2008
Brigitte Bardot écrit au Festival des Vieilles Charrues
Messieurs,
J’ai sous les yeux le témoignage de quelques-uns de vos bénévoles écœurés d’avoir à proposer, aux festivaliers, du kebab provenant d’animaux égorgés sans étourdissement préalable.
Votre festival est aujourd’hui reconnu et apprécié par un très large public, alors pourquoi associer « les vieilles charrues » à l’agonie de moutons, veaux et autres animaux saignés en toute conscience et dans la souffrance ?
Ce type d’abattage est, dans le droit français et européen, limité à certains rites religieux. Durant votre festival, ouvert à tous les publics, ce rite est banalisé et « offert » à tous, sans qu’aucune information ne soit transmise au consommateur… c’est inacceptable !
La Protection Mondiale des Animaux de Ferme est intervenue, à plusieurs reprises mais en vain, auprès de vous pour vous dire toute l’horreur de cet abattage. J’aimerais que vous entendiez, enfin, notre appel et que votre festival ne banalise pas cette horreur car si l’abattoir est un lieu de mort, par définition, l’abattage rituel y ajoute une souffrance et une épouvante insupportables pour chaque animal qui est égorgé, en toute conscience, sous les yeux de la prochaine victime.
Si « les vieilles charrues » ne veulent pas devenir le premier festival rock-végétarien (ce qui serait pourtant très honorable et conviendrait à tous les cultes), elles ne doivent pas pour autant devenir un lieu de vulgarisation et d’imposition d’un rite religieux dont on ne peut que dénoncer la cruauté comme le confirme la fédération des vétérinaires d’Europe en déclarant : « l’abattage des animaux sans étourdissement préalable est inacceptable en toute circonstance ».
Cette année, les « BB Brunes » ouvrent votre festival et comme leur nom est un clin d’œil au bel hommage que m’a rendu Gainsbourg avec ses « Initiales BB », peut-être que la boucle sera joliment bouclée par une réponse positive de votre part…
Je compte sur vous et vous assure de mes sentiments confiants.
Brigitte Bardot
Présidente
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Un échec et un leurre
Communiqué de presse de Jean-Marie Le Pen
Le vote du Congrès, à une seule voix de majorité, est un échec flagrant de Nicolas Sarkozy, qui avait annoncé d’emblée qu’il souhaitait un consensus sur son projet de « réforme des institutions ».
Les manœuvres et les pressions dignes d’une république bananière exercées sur certains députés et sénateurs pour tenter de leur faire voter la réforme resteront comme un sommet de la politicaillerie la plus odieuse.
Cette mauvaise réforme, qui n’ouvre la voie à aucun progrès de la démocratie, est en outre à cent lieues des préoccupations des Français.
Et elle ne peut surtout masquer le fait que notre Constitution n’est plus qu’une charte régionale, subordonnée aux institutions du super-Etat européen.
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jeudi, 17 juillet 2008
Rencontre avec…Alain Soral (par Nations Presse Info)
NPI : Bonjour Alain Soral. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis écrivain, journaliste et cinéaste (de fait, aujourd’hui interdit de cinéma pour “mal-pensance” !), auteur de plusieurs essais polémiques qui m’ont fait connaître… Bref, un publiciste qu’on peut qualifier de nationaliste de gauche… et actuellement président d’une petite association politique : Egalité & Réconciliation…
NPI : Vous êtes membre du Comité central du Front National, coopté par Jean-Marie Le Pen.
A votre avis, pourquoi le Président du FN vous a-t-il fait intégrer le Comité Central alors que vous n’étiez pas candidat ?
Sans doute parce que la sensibilité politique que je représente correspond à une certaine partie de l’électorat de JMLP, à défaut d’être représentée dans l’actuelle direction du mouvement, ce dont JMLP a pleinement conscience… JMLP a donc, sans doute, voulu envoyer un signe à ces électeurs de gauche, atypiques ou trans-courants. Une nomination que je n’avais pas sollicité, n’ayant pas le profil du bon apparatchik, mais que je n’aurais pas eu l’arrogance de refuser, bien que cette cooptation ne m’ait apporté que des emmerdes : encore un peu plus tricard dans les médias, en butte à l’hostilité de certains jaloux et autres médiocres du FN qui s’inquiètent pour leur gamelle, sans oublier une poignée de cons extrémistes qui pensent que je dénature, par ma présence, ce qu’ils croient être un parti nazi !
NPI : A quel moment vous êtes-vous décidé à rejoindre le FN ? Pourquoi ?
L’année qui a précédé la dernière présidentielle, parce que je pensais, après le 21 avril, le refus de la France de s’engager dans la deuxième guerre d’Irak et le « non » au référendum sur la Constitution européenne, que la candidature Le Pen constituait, de fait, et compte tenu de ses positions sur ces deux derniers sujets, la seule candidature d’opposition sérieuse au Système euro-mondialiste-libéral représenté par tous les autres candidats de poids…
NPI : Quels sont les points qui vous séparent, s’ils y en a, de JMLP ? de Bruno Gollnisch ? de Marine Le Pen ?
De Le Pen, ses vieux réflexes anti-Etat, quand il attaque inconsidérément la fonction publique, ce qui me semble contradictoire pour un nationaliste, puisqu’il ne saurait y avoir, dans notre monde démocratique et républicain, de Nation forte sans un Etat fort et largement présent dans la sphère économique. Pour moi, le national-libéralisme, longtemps prôné au FN, est un oxymore…
De Gollnisch, son anticommunisme viscéral, qui lui fait confondre LCR et PCF, et qui n’a plus beaucoup de sens depuis l’écroulement de l’URSS. Une confusion et un passéisme qui l’empêchent de fraterniser pleinement avec un certain électorat du FN, à mon avis majoritaire, constitué d’anciens communistes patriotes. Les communistes de la base ayant toujours été patriotes, contrairement aux élites qui les manipulaient, ici comme en Russie…
De Marine, sa légère confusion entre dédiabolisation nécessaire et ralliement à l’idéologie des droits de l’homme. L’idéologie des droits de l’homme étant le catéchisme même de cette mondialisation libérale à laquelle elle veut s’opposer. Une idéologie sournoise du « plus jamais ça » qui ne voit, en fait, qu’une alternative : la mondialisation libérale ou… Auschwitz !
NPI : Et les points qui vous rapprochent ?
Tout le reste ! L’amour de la France, de son Histoire, de son destin et de son peuple… Au FN j’ai rencontré de tout, mais jamais d’anti-patriotes volontaires !
NPI : Comment voyez-vous l’avenir du Front National ?
Soit le FN, pour survivre au retrait inéluctable de JMLP – et du rôle fédérateur qu’il jouait par sa seule personne – devra enfin produire une doctrine rassembleuse et cohérente, et je n’en vois pas d’autre que celle que je propose, à savoir : « gauche du travail, droite des valeurs »…
Soit le FN, après Le Pen, éclatera en plusieurs tendances opposées : atlantistes et anti-atlantistes, cathos et païens… pour redevenir ce qu’était la « famille nationale » avant que JMLP ne la réunisse derrière sa personne et ne la sorte du groupusculaire… La soi-disant « union des droites », où se mêlent les intérêts sociaux et géopolitiques les plus contradictoires, ne pouvant déboucher que sur des chamailleries et des trahisons sans fin, que personne au FN n’aura plus les moyens, demain, de transcender…
Et le votre au FN ?
Je crois être plus utile à l’extérieur, indépendant, en continuant à produire librement analyses et idées… Conseiller de Jean-Marie Le Pen, voilà le rôle qui me va. Mon avenir ce sont les livres et l’animation de mon association E&R. Ce qui me fait bouger depuis toujours c’est la « cause nationale », pas cette « famille nationale » dans laquelle je ne suis pas né !
NPI : Avez-vous des propositions à faire à la direction du Front National ? Lesquelles ?
Bien sûr, dans la droite ligne de ce que je viens d’évoquer : fédérer la cause nationale sur une doctrine cohérente de rassemblement, plutôt que de tenter de réunir une famille nationale consanguine et dégénérée sur des compromis intenables, débouchant sur une politique illisible et contradictoire…
Eviter une dédiabolisation-banalisation qui conduirait le FN a devenir, face à l’UMP, ce qu’est aujourd’hui le PCF face au PS…
Eviter aussi la voie strictement réactionnaire qui ramènerait le FN à un mouvement muséal et nostalgique pesant ses 2 %…
Bref, il y a beaucoup de travail à faire quand toutes les énergies sont investies dans une guerre de succession à héritage hypothétique !
NPI : Votre conclusion ?
Je dirais, en conclusion, que la tentation est grande - notamment pour les apparatchiks soucieux de plan de carrière - de choisir la voie de la collaboration avec l’Empire : ce mondialisme libéral porté et incarné par la thalassocratie anglo-saxonne… Une extrême droite de collaboration à l’Empire sur le modèle italien ou hollandais, avec vernis sécuritaire tourné contre l’islam pour le spectacle et, pour le racket, contre les petits blancs fumeurs et automobilistes… La voie de la cohérence, de l’honneur et du courage exigerait plutôt, au contraire, que nous nous engagions sur la voie néo-gaullienne d’un Poutine, d’un Chavez… Mais je ne suis pas sûr que l’extrême droite organisée, compte tenu de ce qu’elle est historiquement et socialement, ait les moyens intellectuels et moraux de cette cohérence et de ce courage…
Pourtant, je pense que la voie de la collaboration à l’Empire mènera inéluctablement à la dilution du FN – comme elle a mené hier à l’écroulement du PCF… Et à la renaissance toute aussi inéluctable d’un mouvement patriote de résistance authentique à la mondialisation ; une mondialisation qui n’est ni musulmane ni marxiste, mais bien capitaliste et anglo-saxonne…
Comme je ne suis ni devin ni tenté par l’aventure harkie, en attendant de voir, je me tiens à distance respectueuse de cette fameuse famille nationale… Et pour me rendre utile, je continue, d’où je suis, à produire des idées, aidé en cela par les nombreux talents qui me rejoignent chaque jour à Egalité & Réconciliation… Idées que je mets au service de qui veut bien les reprendre, au FN sinon ailleurs !
Pour que vive la France, vive l’internationale nationaliste comme dirait Martinez !
Bien à vous tous,
Alain Soral
19:29 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 10 juillet 2008
E&R s’invite chez le sarkozyste Villiers pour lui dire son fait
Un groupe de militants d’Egalité et réconciliation s’est invité à la conférence de presse que tenait Philippe de Villiers après un an de silence complice face à Sarkozy.
On n’avait plus entendu Philippe de Villiers depuis la présidentielle. A l’époque, le Vicomte avait apporté son soutien au candidat néo-libéral euro-mondialiste après avoir promis le contraire, de peur de perdre son fief de Vendée.
Cette petite trahison méritait contrepartie et des négociations se sont engagées entre Sarkozy et son allié : l’affaire était entendue, en échange de son silence à l’occasion de la ratification parlementaire du traité de Lisbonne, copie conforme du traité constitutionnel rejeté par les Français, le patron du « MPF » aurait droit à son bâton de Maréchal, il deviendrait Ministre de la Défense.
Patatras, la déroute des municipales est passée par là et l’arrivée du Vicomte au gouvernement fut reportée sine die.
Villiers était envoyé à la bataille des européennes, qui risquait d’être périlleuse pour l’UMP. Les électeurs du « NON » ne devaient pas être laissés à l’abandon, et qui mieux que le « flotteur droit de la majorité » pourrait faire ce sale boulot ?
Voilà donc notre Vicomte réapparaissant toute honte bue et comme si de rien n'était, tentant de surfer sur le « NON » Irlandais pour refaire sa petite pelote électorale à l’occasion des européennes de 2009.
C’était sans compter sur les militants d’ER qui se sont invités à sa conférence de presse du 1er juillet dans les locaux du parlement européen à Paris. Objectif : poser les questions qui dérangent et informer la presse à travers un tract des turpitudes de Villiers. Et bien évidemment de se faire connaître.
Les militants d'ER ont ensuite distribué à la presse un tract estampillé « ER » achevant de discréditer le Vicomte et se sont retirés calmement devant un Villiers dépité.
Faut-il voir dans le silence des médias - pourtant présents en nombre - concernant cette conférence de presse, la conséquence de l'intervention d'ER ?
23:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mardi, 08 juillet 2008
Jean-Claude Martinez, le Best Of
19:46 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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