vendredi, 08 juillet 2005

Devoir de mémoire

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Mercredi, Roger Holeindre, vice-président du FN, président du CNC, Conseiller régional d’Ile-de-France, Jacky Blanc, Ronald Perdomo , Stéphane Durbec, Thibaut de La Tocnaye, Marie-France Stirbois Marie-Claude Bompard, Michèle Carayon, Conseillers régionaux de Paca, François Bonnieux, Evelyne Ruty, Conseillers régionaux de Languedoc Roussillon, le président de Chrétienté-Solidarité Bernard Antony ou encore Pierre Sidos, fondateur du mouvement Jeune Nation, ont tenu à être présents à Marignane où devait être inaugurée une stèle à la mémoire des combattants de l’OAS, tombés sous les balles du régime gaulliste et de ses barbouzes. A l’appel de l’Adimad (l’Association de défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l’Algérie française), mais en l’absence du maire de Marignane, Daniel Simonpiéri, 600 patriotes s’étaient déplacés pour exercer leur devoir de mémoire. Les CRS dépêchés par l’Etat UMP et leurs supplétifs de Ras le Front étaient également sur place, forces de l’ordre qui ont interdit aux membres et sympathisants de l’Adimad d’accéder à la stèle située dans le cimetière Saint-Laurent, en centre-ville. Seul l’aumônier du CNC, l’abbé Philippe Guépin, accompagné de son servant de messe, ont été autorisés à accéder à la chapelle du cimetière pour célébrer un office religieux. Jean Favarel, vice-président de l’Adimad, a fait part de « la profonde amertume », « la profonde injustice » ressentie par les pieds-noirs face à la décision préfectorale d’interdire cette manifestation. Pourtant « tout a été fait dans la plus stricte légalité comme ce fut le cas lorsque nous avons érigé des monuments du même type à Perpignan ou à Théoule ». « Nous sommes des citoyens de seconde zone » s’est indigné de son côté Jean-François Collin, président de cette association.

Toute la vérité…

Roger Holeindre a rappelé à Marignane que « si le gouvernement de l’époque avait fait son boulot (pour conserver les trois départements français d’Algérie), l’OAS n’aurait jamais existé ». Jean-Marie Le Pen a souligné pour sa part dans un communiqué que « plus de trente ans après le vote de la loi d'amnistie », « les trotskistes, partisans de la révolution violente et permanente, les communistes, qui voulaient imposer en France, le régime des Goulags qui dans le monde a fait plus de 100 millions de morts, et ceux qui portèrent les valises des fellagas, croient pouvoir impunément et même avec l'aide de l'Etat, empêcher les Français d'Algérie d'honorer leurs morts. Le sang qui a coulé est toujours un sang pur » a conclu le président du FN, l’officier légionnaire parachutiste qu’il a été ayant toujours respecté ceux qui ont le courage de mettre leur peau au bout de l’idéal qui les anime. Outre l’extrême gauche, la fondation Charles De Gaulle n’a pas manqué de mêler ses voix à celle des marxistes et des officines anti-nationales pour dénoncer cette initiative de l’Adimad. Mais encore une fois l’UMP a été prise en flagrant délit de double langage, notamment par le Conseiller régional Stéphane Durbec lors d’une séance plénière de l’Assemblée de PACA le 24 juin dernier. L’élu FN a en effet promptement mouché à cette occasion, l’ex secrétaire d‘Etat Renaud Muselier, actuel président du groupe UMP-UDF, qui avait qualifié de « stupéfiante », la volonté de matérialiser par l’érection d’une stèle à Marignane le sacrifice des soldats perdus de l’OAS. Stéphane Durbec n’a pas manqué alors de rafraîchir la mémoire de l’Assemblée en rappelant que « Renaud Muselier s’est rendu le 1er novembre 2003, en sa qualité de secrétaire d’Etat, au mémorial de l’OAS à Théoule, mais il est vrai que les élections régionales approchaient… » n’a-t-il pas manqué de souligner. La fondation Charles De Gaulle n’avait alors pas manifesté sa désapprobation devant la présence de M. Muselier, membre du gouvernement, encarté à l’UMP, un parti qui se veut l’héritier du gaullisme (?).

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