mercredi, 16 décembre 2009
Jean-Marie Le Pen sur France Inter
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lundi, 14 décembre 2009
Halte à la discrimination
(Var Matin, édition de Brignoles, Décembre 2010)
Il y a pire qu'être nécessiteux.... c'est être nécessiteux en France, dans son propre pays,et de subir la loi d'une religion qui brise 1500 ans d'identité nationale : merci à Var Matin de ce courrier des lecteurs éloquent !
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dimanche, 13 décembre 2009
Entretien avec David Rachline
ENTRETIEN AVEC DAVID RACHLINE, CONSEILLER MUNICIPAL DE FRÉJUS, COORDINATEUR NATIONAL DU F.N.J
Emediat.fr — Elu au Conseil municipal de Fréjus, vous avez pris la parole lors devant le maire et les élus pour réclamer des explications sur les émeutes intervenues dans votre ville ?
David Rachline — Oui. Alors même que, dès le lendemain des émeutes, Sylvain Ferrua, Conseiller municipal du Front National à Fréjus, avait demandé, par courrier au Maire, d’organiser un Conseil municipal extraordinaire avec pour ordre du jour les incidents de « La Gabelle », le Maire de Fréjus n’a pas jugé utile ni de lui répondre, ni même d’organiser ce Conseil pourtant indispensable pour faire le point sur l’état général de ce quartier.
Pire encore, en pleine séance du Conseil municipal le 26 novembre dernier, le Maire n’a pas non plus jugé utile de fournir ni explications, ni observations, ni même réflexions sur ce qui apparait quand même comme une crise grave que connait notre ville actuellement.
Alors que le Maire continuait à faire voter les délibérations visant à poursuivre le « Plan de sauvegarde de La Gabelle » (plus de 50 millions d’Euros…), je l’ai interpellé, moi, seul contre tous, en soulignant l’échec total de la politique de la ville, qu’il pratique avec le soutien de ses alliés de circonstance socialistes, en lui demandant combien les émeutes avaient couté aux Fréjusiens et en exigeant de savoir quelles étaient les mesures qu’il comptait prendre pour rétablir enfin la sécurité dans ce quartier.
Questions évidemment restées sans réponses…
Emediat.fr — Allez-vous participer à la campagne de Jean-Marie Le Pen en PACA et quel rôle y tiendrez-vous ? Comment cette campagne se passe-t-elle ?
David Rachline —J’essaie d’être présent dans un maximum d’événements à ses côtés et aux côtés de Jean-Louis Bouguereau qui est notre tête de liste dans le Var. J’y tiendrai tout mon rôle de Responsable national du F.N.J et d’élu local dans une ville importante de l’Est Varois.
Jean-Marie Le Pen a toujours obtenu d’excellents résultats en PACA et il faut bien dire que l’actualité correspond à ce qu’il dénonce depuis des années. La droite et la gauche sont empêtrés dans leurs affaires et les habitants de notre Région voient bien les résultats de la politique de tous ces gens-là : toujours plus d’immigration (et même des émeutes dans les villes réputées tranquilles…), toujours plus d’insécurité, le taux de chômage des jeunes en PACA est proprement hallucinant, 25 %, soit le double de la moyenne nationale.
Et pour vous répondre sur le déroulement de la campagne, je suis très optimiste. En effet, j’ai la conviction profonde qu’au milieu de ce désastre politique orchestré par tous les incapables du PS et par tous les gangsters en costume de l’UMP (à moins que ce ne soit l’inverse ?), le Front National va apparaitre pour ce qu’il est, à savoir : le seul recours et la seule force politique capable de redonner un avenir serein à notre magnifique Région. C’est à nous d’apporter le renouveau politique dont nous avons tant besoin ! Inutile d’avoir de nouveau la droite aux responsabilités, car cela ne changera rien ! Ils occupent déjà presque tous les départements de PACA et votent avec les socialistes 80 % des décisions prises à la Région…
Voilà l’occasion pour les Provençaux d’asséner un coup de massue à ce cortège de potentats incompétents ! Nous allons entrer nombreux au Conseil Régional et nous y ferons entendre la voix du peuple.
Emediat.fr — Vous ne craignez pas la liste de Bompard, Maire d’Orange ancien de votre mouvement ?
David Rachline — [rires] Objectivement, vous avez vu Bompard ? Vous connaissez Jean-Marie Le Pen… Vous voyez bien qu’ils ne boxent pas dans la même catégorie… Bompard est un élu dont la notoriété ne dépasse pas les panneaux d’entrée et de sortie de sa ville…
Et puis il faut dire ce qui y est : cette liste est favorisée par le pouvoir pour éviter à des conseillers régionaux FN d’entrer en trop grand nombre au Conseil Régional de PACA. Ils servent les intérêts de l’UMP…
Emediat.fr — Vous l’avez dit, vous êtes aussi Coordinateur National du Front National de la Jeunesse, comment se porte votre mouvement ?
David Rachline — Il se porte très bien : nous avons procédé à une réorganisation totale du FNJ, tant au niveau national avec de nouvelles équipes, qu’au niveau régional et local. La Coordination nationale s’est déplacée depuis cet été dans presque toutes les régions de France !
Nous faisons aussi notre retour sur le terrain politique avec de nouvelles campagnes régulièrement, et nous avons des articles de presse assez souvent désormais. Tout cela me semble positif, il y a encore beaucoup de travail évidemment, mais je crois que ce mouvement est sur les rails et va dans le bon sens. Nous avons réuni le Conseil National du FNJ les 14 et 15 novembre, de nombreux responsables locaux du FNJ se sont déplacés, cet événement a été un franc succès…
Nous œuvrons tous dans une camaraderie militante à faire du FNJ le mouvement de jeunesse de tous les jeunes Français, lycéens, chômeurs, tous les jeunes électeurs, travailleurs, étudiants, jeunes actifs, ouvriers, apprentis, abstentionnistes, engagés syndicaux et politiques. Tous les jeunes Français qui aiment la France ont vocation à faire du FNJ le mouvement de la jeunesse française qui fera enfin la révolution bleu-blanc-rouge !
Emediat.fr — Vous avez lancé il y a trois semaines une campagne sur l’identité nationale avec comme référence : le Général de Gaulle… Depuis quand êtes-vous Gaullistes au F.N.J ?
David Rachline — [rires] Vous savez… Cette campagne n’a pas pour objet la promotion spécifique du Général de Gaulle, mais puisque la droite au pouvoir ne cesse de se revendiquer de l’héritage du gaullisme, alors nous voulions simplement rappeler que la politique du gouvernement est à l’exact opposé de ce qu’avait dit le Général en la matière ! Regardez la phrase qui est sur notre affiche, c’est parfaitement clair…
Pour aller plus loin, nous avons retranscrit sur notre tract des déclarations de Nicolas Sarkozy plus scandaleuses les unes que les autres en matière d’identité, d’immigration, de discrimination positive…
Sans parler de la soumission américanoïde et otanesque de Nicolas Sarkozy que le Général de Gaulle, lui, amoureux de la France libre, indépendante et souveraine qu’il était, n’aurait jamais tolérée !
Emediat.fr — David Rachline, en pointe de cet entretien, vous avez le dernier mot…
David Rachline : Je vous dirai ce en quoi je crois depuis toujours : Nous vivons dans une des plus belles régions de France et du monde, alors pour qu’elle le reste, je conclurai : « LE PEN PRESIDENT ! »
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Jean-Marie Le Pen dans La voix est libre sur France 3 Méditerranée
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mercredi, 02 décembre 2009
Référendum anti-minarets , quelle victoire ?
Editorial du site voxnr.com, par Christian Bouchet
Le triomphe, ce week-end, en Suisse de l’initiative populiste anti-minaret est pour le moins ambiguë. Doit-on s’en féliciter ? Sans doute, mais pas pour les (mauvaises) raisons que l’on peut lire à foison sur les sites et les blogs qui se réjouissent du résultat de la votation.
En effet, il faut vraiment être un blaireau à poil ras pour écrire, comme j’ai pu le lire sous la plume de divers graphomanes de la mouvance sionardo-identitaire que le résultat du référendum était « une défaite des islamo-collaborationistes », « un coup d’arrêt à l’islamisation de l’Europe », « un rejet massif d’Eurabia », etc. Tel n’a jamais été le but de cette initiative dont mes amis nationalistes révolutionnaires suisses du groupe Troisième voie avaient souligné l’inutilité sur leur site en écrivant :
« Qu’en est-il vraiment du réel objectif de cette initiative ? Un des arguments avancés par ses initiants est la lutte contre l’islamisation de la Suisse car le minaret représente un symbole de puissance et de conquête dans l’islam. Mais pourquoi l’initiative porte-t-elle alors sur les minarets et non sur les mosquées ou encore mieux sur l’immigration ?
D’une manière assez habile, l’UDC en lançant cette initiative cherche à rallier un maximum de personnes à sa cause en en froissant le moins possible. En effet, cibler les minarets ne touche pas à la liberté de culte car la construction de mosquée sera toujours autorisée. Elle ne stoppera donc en aucun cas la prolifération des mosquées en Suisse et donc ne sert absolument à rien dans la lutte contre "l’islamisation de la Suisse". Stopper juste l’immigration des personnes venant de pays musulmans aurait été plus efficace mais hautement discriminatoire, et aurait pu faire l’objet d’un boycott de la Suisse par plusieurs pays musulmans ce qui aurait eu des conséquences désastreuses pour la Suisse et ses citoyens. Le choix des minarets est donc un bon compromis pour d’une part donner l’illusion aux citoyens Suisses qu’ils stopperont quelque chose en votant pour et d’une autre part, pour ne pas trop froisser les milieux économiques.
Mais cette initiative ne sert en réalité qu’à détourner le citoyen du vrai problème qui est celui du libéralisme et d’une politique économique injuste qui pousse tous les jours des milliers de travailleurs de pays pauvres à venir s’installer (avec les conséquences culturelles que cela implique) dans les pays européens. Situation dont le grand patronat suisse tire profit en pratiquant le dumping salarial, en licenciant les travailleurs suisses devenu trop chers pour les remplacer par des travailleurs immigrés prêts à se faire exploiter. »
Et les membres de Troisième voie de souligner que : « la solution donc pour garantir les emplois aux Suisses et pour ne pas augmenter la population immigrée vivant en Suisse aurait été de mettre en place un moratoire sur l’immigration économique (…) Mais une telle proposition venant de la part de l’UDC aurait été impossible car on aurait assisté à une levée de bouclier de la part des milieux économiques qui soutiennent ce parti et qui n’ont pas les mêmes intérêts que le travailleur suisse. En effet, devoir garantir un poste à un Suisse en le payant correctement rapporte moins que de sous-payer un clandestin ou de recourir au dumping salarial en élevant le nombre de candidats pour un même poste à l’aide de l’immigration. L’UDC joue encore une fois la carte de l’illusionniste en préconisant des solutions inefficaces pour toucher le peuple tout en n’ayant pas les mêmes intérêts que ce dernier. »
On peut en fait résumer la situation née de cette votation en écrivant qu’elle ne changera rien au problème de fond qui n’est ni l’islam ni l’islamisation, mais l’immigration générée par le libéralisme marchand.
En revanche, et c’est là qu’il faut se féliciter de ce résultat, cette votation montre qu’un peuple qu’on laisse s’exprimer dit ce qu’il pense réellement et que cette pensée n’a rien à voir avec le politiquement correct des élites auto-proclamées.
On l’avait vu en France avec le référendum sur le Traité de constitution européenne, on le verrait aussi chez nous si on interrogeait nos concitoyens sur nombre de grands problèmes de société.
Cela n’est pas possible car nous vivons dans une démocratie confisquée. Les Suisses de ce point de vue ont un avantage sur nous, ils ont encore le pouvoir de faire entendre leurs voix.
D’où la nécessité de faire campagne pour l’extension du champ d’application de l’article 11 de la Constitution française afin que puisse être organisé de véritables référendums d’initiative populaire sur les grands problèmes que notre nation doit affronter et face auxquels celui des minarets n’est qu’un « point de détail » parmi d’autres.
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jeudi, 26 novembre 2009
Régionales 2010 en Provence-Alpes-Côte d'Azur: le site de campagne
18:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 23 novembre 2009
A Manosque et à Nice, militants et cadres du Front National mobilisés autour de Jean-Marie Le Pen
Vendredi 20 novembre, le Président du Front National et tête de liste aux élections régionales de Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Jean-Marie LE PEN, s’est rendu à Manosque pour une journée de campagne.
Lors de sa conférence de presse en présence de Mireille d’Ornano, Secrétaire Départementale des Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Marie Berkhoff, tête de liste des Alpes-de-Haute-Provence, Martine Lelièvre, Secrétaire Départementale des Hautes Alpes et Jean-Louis Faudi, tête de liste des Hautes-Alpes, Jean-Marie LE PEN s’est exprimé sur « La Défense de la ruralité » et a rappelé les principales propositions du Front National pour faire face à l’état de délaissement total des départements des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes. Il apporte en effet des propositions volontaristes et claires pour sortir ces deux départements de l’ornière dans laquelle ils sont abandonnés.
Le soir même dans une salle comble, toujours à Manosque, Jean-Marie LE PEN a animé un grand dîner patriotique et a tenu un discours particulièrement apprécié par les militants, tous mobilisés autour du candidat du mouvement national, conscients qu’il sera le seul à rompre avec les erreurs dramatiques des partis se partageant le pouvoir dans la région.
Le lendemain, à Nice, c’est un Jean-Marie LE PEN dans une forme tonitruante qui a animé une réunion en présence des cadres locaux puis s’est exprimé devant les journalistes à l’occasion d’une conférence de presse avec à ses côtés, Lydia Schénardi, Secrétaire Départementale des Alpes Maritimes, Frédéric Boccaletti, Directeur de campagne de Jean-Marie Le Pen et Adrien Grosjean, responsable du F.N.J de Cannes.
C’est un sujet d’actualité brûlant que Jean-Marie LE PEN a choisi d’aborder : « L’identité Nationale », « Laisser seul le gouvernement traiter de l’identité nationale équivaudrait ainsi à laisser sans surveillance la garde de nos enfants à Marc Dutroux. » C’est en ces termes clairs que le Président du FN a dénoncé tour à tour l’arnaque électorale que constituait ce débat, mais aussi qu’il avait été confié à un ministre particulièrement douteux.
Le tête de liste du Front National en P.A.C.A et dans les Alpes-Maritimes a aussi cerné et développé brillamment le concept et les contours de l’identité Française.
Jean-Marie LE PEN a clôturé ce week-end de campagne chargé, par une réunion ouverte aux militants Niçois à laquelle participait aussi, outre les cadres précités du département, Jean-Louis Bouguereau, tête de liste du F.N dans le Var et Conseiller Municipal de Toulon et David Rachline, Coordinateur National du F.N.J et Conseiller Municipal de Fréjus.
Cette réunion et un pot militant autour de Jean-Marie LE PEN, où l’on a pu retrouver la foule des grands soirs, avec une mention spéciale pour l’équipe du F.N.J 06 particulièrement active et présente sur le terrain, a donné lieu à un afflux massif de jeunes.
Prochain rendez-vous : dimanche 28 novembre à Carpentras.
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mercredi, 04 novembre 2009
Non à la mosquée-cathédrale de Marseille !
Après avoir déclaré en 2001 qu’il était favorable à la construction d’une Grande Mosquée… « Mais à Marrakech », Jean-Claude GAUDIN, Sénateur-Maire UMP de Marseille remettra officiellement vendredi le permis de construire de la Grande Mosquée de Marseille aux associations islamiques.
Le Front National, qui s’est depuis le début opposé au projet manifestera et appelle à la manifestation devant la Mairie de Marseille sur le Vieux Port pour dire son dégoût à ce « Maire de la honte » ce vendredi 6 novembre à 9h.

RASSEMBLEMENT PARVIS DE LA MAIRIE DE MARSEILLE
VENDREDI 6 NOVEMBRE A 9H !
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vendredi, 30 octobre 2009
Veillée d’armes pour les Janissaires du sarkozysme
Après la Bourgogne en 2007, au Palais des Congrès de Beaune, le week-end dernier ce fut au tour de la Provence, au Palais des Princes d’Orange, d’accueillir la Convention du mouvement identitaire. Et cette fois-ci, c’est un signe fort en direction d’une certaine droite extrême qui a été adressé à l’ensemble des nationaux et nationalistes : choisir la ville d’Orange, par l’engagement passé et présent de son premier magistrat, n’était pas anodin ; à quelques mois des élections régionales et à l’heure où la stratégie de l’édile du Haut-Vaucluse s’intègre parfaitement avec celle choisie par l’UMP en PACA pour reconquérir le Conseil régional en mars prochain. La recomposition d’une droite extrême, entièrement compatible avec le maintien au pouvoir d’un conservatisme droitiste, atlantiste, antinational et antisocial, est sur le point de s’achever ; avec pour objectif faire barrage au FN lors des prochaines élections régionales.
Dans les Balkans, sous le joug ottoman, les meilleurs auxiliaires de La Porte se recrutaient au sein des populations autochtones chrétiennes, afin de former un corps d’élite, celui des Janissaires. Formés à Istanbul, ils eurent pour tâche de seconder et d’administrer l’ottomanisation des contrées de l’Europe du Sud-Est pendant près de quatre siècles. Aujourd’hui, en France, l’Empire ottoman c’est l’idéologie sarkozyste, le Sultan est à l’Elysée et ses nouveaux Janissaires se recrutent au sein de la mouvance « nationale et identitaire ».
Depuis quelques semaines, cette convention identitaire avait fait l’objet d’une attention toute particulière de la part d’observateurs de la Mouvance nationale/nationaliste. Ainsi, de Jérôme Bourbon à Christian Bouchet, en passant par Pierre Vial (dans un de ses rares instants de lucidité), chacun s’accordait à souligner l’apparition d’une certaine forme de malaise autour de cette manifestation, tant dans le choix de ses intervenants que dans le but à peine caché des identitaires : servir les intérêts du pouvoir en place.
Une situation qui n’est pas sans rappeler celle des années 70-80 et les choix adoptés par la formation concurrence du FN d’alors, le Parti des forces nouvelles (PFN). A l’époque, un antagonisme fondamental existait alors entre le parti de Jean-Marie Le Pen et le PFN d’Alain Robert. Début 1978, dans la Revue Internationale des Problèmes du Nationalisme (janv.-fév. 1978, n°1-2, p. 19), François Duprat expliquait que si le FN refusait déjà clairement de se désister systématiquement pour la majorité (alors giscardienne), renvoyée dos à dos avec la gauche, le PFN, quant à lui, prônait le désistement systématique pour la majorité en privilégiant sa « droite ». Pour le PFN, continuait Duprat, le « régime » n’existe pas, il y a simplement des forces libérales et des « forces de droite » au sein du pouvoir et il faut appuyer les forces de droite en combattant les libéraux. Pour le FN, en revanche, le « régime » est une réalité très concrète et tous ceux qui le servent sont des ennemis de notre cause.
Rien d’étonnant alors que les militants anti-FN du PFN aient été mis à contribution pour les campagnes présidentielles de Giscard en 1974 et 1981, aient empêché Le Pen de se présenter à la Présidentielle de 81, tout en se prévalant d’être des anticommunistes farouches alors que Valery Giscard d’Estaing fut le premier chef d’Etat français à aller à Moscou déposer une gerbe au pied du Mausolée de Lénine, sur la Place rouge ; sans parler de la loi Veil et autres saloperies antinationales comme le « regroupement familial » !
Au lendemain de cette convention d’Orange qui a réuni quelque 500 personnes, la situation est étrangement comparable aujourd’hui : la mouvance identitaire, mais aussi les dissidents carlistes et autres NDP de Spieler et Hélie (deux ex-PFN, comme par hasard) ayant pris de fait la place de feu le Parti des forces nouvelles (disparu avec le giscardisme). Force est de constater que leurs rapports avec le sarkozysme s’apparente à la relation qu’entretenait le giscardisme avec cette droite extrême anti-Le Pen.
« Nous ne sommes pas nationalistes »
Notons que Jacques Bompard, le maire d’Orange, avait fait mine de prendre une certaine distance avec cette réunion publique, en tenant à faire savoir que « la mairie d’Orange n’a pas mis un théâtre « à la disposition de la Convention identitaire » des 17 et 18 octobre. La Ville d’Orange aurait loué ce théâtre selon les tarifs en vigueur, s’appliquant à toute personne ou groupe louant la salle ». Admettons ! Il n’en demeure pas moins que l’entourage de l’édile orangeois, l’entourage très proche même, était directement partie prenante, voir organisateur, de cette manifestation publique très marquée politiquement. N’a-t-on pas aperçu dernièrement, à l’occasion d’un reportage sur l’édition régionale du 19/20 de France 3, André-Yves Beck, maire adjoint de Bollène, cadre du Bloc identitaire, partie prenante dans la mise en oeuvre de cette convention, assistant avec application son bon maître Jacques Bompard filmé en plein travail derrière son bureau municipal ?
Aussi, c’est vers une respectabilité politique que Bompard et ses amis identitaires cheminent désormais. En témoigne l’activisme acharné du maire d’Orange depuis 2004 contre son ancien parti, sésame de sarkompatibilité potentielle pour cet édile local, mais aussi les efforts entretenus en direction de la « communauté » musulmane d’Orange et, maintenant son projet de Ligue du Sud. Et nombre de cadres identitaires n’y sont pas allés par quatre chemins pour multiplier les signes en direction du pouvoir en place et d’un certain lobby qui entend faire la pluie et le beau temps dans notre pays. Ainsi, Fabrice Robert, président du Bloc identitaire, oubliant un instant son passé de bassiste du groupe de rock skinhead « Fraction hexagone » , de même que son interpellation par la police pour avoir prétendument barbouillé des slogans négationnistes devant des lycées niçois : «Faurisson a raison, chambres à gaz = bidon », a tout de même osé sortir : « Nous ne sommes pas nationalistes. Le nationalisme a été un drame pour l'Europe. Nous sommes populistes. Ce que nous reproche l'extrême droite, c'est d'avoir rompu avec l'antisémitisme et l'antisionisme ». Fini la défense de la nation, une, grande et indivisible, vive le plus petit dénominateur commun, vive le localisme, vive le confétisme !
Cette pathologique quête de respectabilité ne les a pas empêchés de tenter de manipuler certains invités comme le Suisse jurassien Dominique Baettig, élu de l’UDC, qui a claqué la porte de la convention avant la fin. Baettig reconnaît depuis que les organisateurs lui auraient « forcé la main tout le temps, il s'agissait de cautionner la Ligue du Sud, et je suis parti lorsque j'ai entendu des propos outranciers sur les Noirs et les Maures ». Et l’élu suisse de convenir d’un évident « contrôle sioniste » qui prévalait lors de ce rassemblement très particulier. Jamais le Bloc(h) n’aura autant mérité le « h » dont l’affublent à juste titre certains observateurs avertis…
Le saint Graal des zID : la respectabilité sarkompatible !
C’est surtout au lendemain du 11 septembre 2001, que cette prise de conscience philosioniste s’est progressivement enkystée au sein de la frange d’Unité radicale qui deviendra par la suite la mouvance identitaire, non sans causer quelques remous au sein de ce microcosme. En témoigne le texte vengeur d’Anne Kling publié le 5 juillet 2007 sur son blog : « J’ai appris que certains qui se prétendent identitaires avaient craint de me recevoir pour présenter mon livre La France LICRAtisée. Bon. Ils auraient estimé que le bouquin n’était pas bon et n’attirerait personne, j’aurais admis. Après tout, c’était leur droit. Mais la raison est tout autre, et pour tout dire, elle m’inquiète beaucoup. En gros, c’est : « on a de bons rapports avec la communauté juive, on ne veut pas d’histoires, etc, etc. » Vous avez compris, pas la peine de vous faire un dessin. Ne pas faire 3% aux élections et déjà s’engager dans une démarche de pseudo respectabilité, je trouve ça navrant. Et surtout inquiétant pour l’avenir. C’est quand même trop facile de confondre causes et conséquences. De taper sans arrêt sur les immigrés et de faire volontairement le black out sur ceux qui leur ont ouvert les portes. Parce qu’ils sont forts, puissants et qu’on préfère ne pas leur chercher noise. Parce qu’ils font peur, en un mot comme en cent ». Et de qualifier les ID d’idiots utiles, insulte suprême ! Réponse immédiate de Fabrice Robert, par courriel en date du 5 juillet 2007 à 23h03 et 09’’ : « Ne plus parler d'Anne Kling sur Novo jusqu'à nouvel ordre ! ».
Fin 2002, les futurs identitaires avaient d’ores et déjà tracé le cheminement qui allait les porter doucement vers cette sacro-sainte quête d’honorabilité : dans leur célèbre éditorial mis en ligne sur le site www.unite-radicale.com au lendemain de l’affaire de faux attentats contre Jacques Chirac, président de la République, le 14 juillet 2002, dans un contexte de forte poussée du FN au sein de l’opinion publique de notre pays, ils n’y allaient pas par quatre chemins. Dans leur « Lettre ouverte à Maxime Brunerie », sous l’intitulé « Merci Maxime ! », Guillaume Luyt et Fabrice Robert, les deux principaux responsables de ce qui deviendra la mouvance identitaire, mettaient les choses au point sur nombre d’errances inhérentes à la marginalisation politique : « Aujourd'hui, grâce à ton coup de folie, Maxime, nous avons l'occasion historique de faire, une bonne fois pour toutes, le ménage dans nos rangs et d'en écarter tous les mythomanes nostalgiques et autres agents provocateurs qui s'y infiltraient régulièrement. Ayant affronté, à visage découvert, les conséquences hystériques de ton acte insensé, nous avons en plus la légitimité pour en finir avec tous ces imbéciles ». Et de lancer en guise de bonne résolution à prendre : « Pour nous, le défi est clair : rompre définitivement avec les combats perdus du XXème siècle et nous engager résolument dans ceux, décisifs, du XXIème siècle ».
Mis à part les habituels « identitaires » des quatre coins d’Europe occidentale, séparatistes alsaciens et catalans, et autres représentants de la Lega Nord (qui ont sans doute dû expliquer à un auditoire attentif combien il est bon de régulariser quelque 400 000 immigrés clandestins qui ne manqueront pas de venir en France bien vite, tout en crachant sur les symboles de l’unité nationale italienne, après avoir approuvé le Traité de Lisbonne et l’engagement atlantiste de Berlusconi), on pouvait s’attendre à un panel d’invités sans fard et sans surprise, un peu à l’image d’Yves-Marie Laulan, l’ancien responsable des Affaires économiques de l’OTAN.
Pas du tout : nous nous étions lourdement trompés !
Ainsi, parmi les revues présentes, il y avait le journal espagnol Idendidad, dont tout le monde connaît le passé de son principal animateur, Ernesto Milà Rodriguez, ancien de la CEDADE, fondateur du Parti espagnol national socialiste (PENS), piste espagnole dans l'attentat de la rue des Rosiers, cité dans d’obscures histoires d’attentats antigauchistes dans les territoires basques Iparralde et Hegoalde dans les années 1970, spécialiste des rapports entre le national-socialisme et … l’occultisme, etc.
Force est de constater que cette quête ne sera pas chose aisée pour nos confétistes en herbe : en témoignent les divers couacs qui ont agrémentés cette assemblée de « militants » qui se la joue bien propres sur eux. Comme la bimbeloterie exposée sur le stand de Richard Roudier, le président du Comité d'entraide aux prisonniers européens (CEPE), grand pourfendeur d’antisémitisme, mais vendant des cartes postales à l'effigie, entre autres, du maréchal Pétain, de Saint-Loup, ou de Robert Brasillach... Officiellement, la direction du Bloc ne se serait aperçue de la présence de tout ceci qu'après la convention, et aurait décidé que le CEPE ne serait plus un « mouvement associé ». Selon Le Monde, la double appartenance au Bloc et au CEPE serait interdite et Roudier en quitterait la présidence. Sans oublier la fameuse librairie du Paillon à Nice, « bédide gommerze » de l’identitaire Benoît Loeuillet, dont une partie du chiffre d’affaires est réalisé sur la vente d’ouvrages de Léon Degrelle, sur les Waffen-SS et autres « volontaires européens », ou encore un Nicolas de Lamberterie, président de Jeune Alsace, admirateur des collabos hongrois et croates pro-nazis lors de la dernière guerre mondiale, tout cela est bien loin d’être gagné… Devront-ils virer tout ce petit monde ? D’autant que certains, pour complaire, vont sans doute même devoir changer les prénoms de leurs progénitures : que pourrait bien penser le fameux lobby d’un papa qui serait fier d’avoir donné à sa fille les trois prénoms Europe, France et Blanche ? Quelle réaction pourraient avoir les zélotes de la Ligue de défense juive qui, il n’y a pas si longtemps, avait pris langue avec Richard Roudier au Château d’Isis (1) par l’intermédiaire de Daniel Bensoussan, fils d’un dirigeant du CRIF ? Une LDJ particulièrement vigilante, ces dernières années, sur les fréquentations des identitaires et qui, parfois, n’hésite pas à les gronder…
Mais, peut-être que tout ceci ne fait pas partie de ce que Luyt et Robert définissaient, en leur infinie sagesse, comme étant des « mythomanes nostalgiques et autres agents provocateurs »… Certes ! De surcroît, on nous rétorquera sans doute que ce « ménage » est en cours… Un peu comme à l’été dernier, lorsque la mouvance identitaire élargie s’était empressée d’effacer sur Internet, à la manière de Big Brother et avec une élégance sans pareil, toute trace de Laurent Leclercq, auteur présumé d’un dramatique coup de poignard homicide dans le dos d’un adhérent de Terre et Peuple lors du Solstice d’été de la bannière d’Ile de France de ce groupe identitaire. Quelques semaines plus tôt, ce même Leclercq était pourtant cité comme un exemple militant sur nombre de sites et blogs « identitaires » ou se définissant comme tels…
Quant à « en finir avec le rôle de supplétifs auquel les partis électoralistes avaient pris l'habitude de [les] cantonner », intention qui figure clairement dans ce texte signé par Robert et Luyt fin 2002, au regard des événements qui ont actuellement court dans la Principauté d’Orange (constitution de la très sarkompatible Ligue bomparde avec l’accord tacite de l’UMP), force est de constater que cela reste un simple vœu pieu, et pour un sacré bout de temps encore.
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Le Bloc Identitaire a les honneurs du CRIF
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